Opinion-PetroCaribe : Lorsque les informations relayées sur le Dragage de la baie de Port-au-Prince seraient erronées

À chaque rebondissement, le dossier PetroCaribe continue de faire couler de l’encre. Mais le plus intrigant, c’est que la politisation de ce dossier lui apporte de plus en plus de confusions. Les informations relayées par le média en ligne “Rezo Nodwès” sur le contrat de Dragage de la baie de Port-au-Prince en est une preuve.

Dans un article publié sur le média sus-mentionné, certaines explications fournies sur le dossier de Dragage du fond de mer de la baie de Port-au-Prince s’avèreraient erronées. Sans trop miser sur la teneur de l’article qui s’apparente plutôt à une attaque politique directe, en lieu et place de la diffusion d’une information vérifiée, peut-être par paresse intellectuelle, le rédacteur a omis certains détails. Les lignes qui suivent se proposent d’élucider quelques zones d’ombre sur ce dossier.

L’article aurait évoqué que dans le cadre de l’exécution du contrat de Dragage de la baie de Port-au-Prince par la Société REPSA, un écart de 9,631,907.05 USD a été constaté entre le montant total des factures qui s’élèverait à  26,962,031.24 USD et le montant des paiements estimé à 17,330,124.19 USD. Curieux de vérifier l’authenticité de cette information qui aurait intéressé tout citoyen avisé, nous avons pris le temps de fouiller les documents, cependant, nous avons constaté tout autre chose.Opinion-PetroCaribe : Lorsque les informations relayées sur le Dragage de la baie de Port-au-Prince seraient erronées 2

Dans le rapport de la CSCCA nous avons constaté que dans les 26,962,031.24 USD de montant facturé, sont inclus les 25% d’avance de démarrage qui s’élève à 7,489,453,13 USD qui ont ensuite été remboursés par la Société en 4 versements. Soulignons aussi pour nos lecteurs que “montant facturé” n’est pas synonyme de “montant décaissé”. Or, selon nos recherches effectuées sur ce dossier, nous avons constaté qu’au 7 octobre 2014, un montant de 697,989,375.89 Gourdes a été payé à la firme d’exécution à partir des fonds du Trésor Public. De plus, selon le rapport consulté, ce montant couvre aussi les arrierés de paiement sur les factures impayées.

Or, aucune de ces précisions ne font partie des resultats de l’audit de la Cour et on se demande pourquoi ? Au fait, pourquoi l’audit a-t-il été porté seulement sur les factures de la firme d’exécution et non sur les montants décaissés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) à partir du Trésor Public ?

Ce constat porte à déduire que l’audit du projet n’est pas complet parce qu’il prend seulement en compte les décaissements PetroCaribe, or certains projets peuvent avoir plusieurs sources de financement. Ainsi, ce glissement conduit vers l’erreur tant la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) que les agitateurs politiques qui cherchent la moindre occasion pour atteindre leurs adversaires.

Si nous autres, nous avons pu fouiller et trouver ces informations afin d’apporter lumière sur cette affaire, alors on se demande est-ce volontairement que les Commissaires de la CSCCA ont omis ces informations, poussant ainsi certains acteurs de la presse à reproduire les mêmes erreurs ? Ou bien est-ce par manque d’objectivité ? Ou encore est-ce dans l’objectif de bien asseoir des accusations politiques post électorales ?

Malheureusement, certains médias, à tort ou à raison utilisent cette information non vérifiée pour renforcer la campagne de désinformation à outrance qui enclave la vérité sur le dossier PetroCaribe.

Stevens Grégor Gabriel, dit L’Archange

Bouton retour en haut de la page