L’Office de la Protection du Citoyen porte un démenti formel sur sa contribution à la grâce présidentielle

L’OPC dément avoir participé à la constitution d’une liste de 415 prisonniers

 

Entre l’office de la protection du citoyen OPC et le ministère de la justice et de la sécurité publique MJSP, l’harmonisation semble incertaine suite à la sortie de l’OPC pour dénoncer la libération de plus de 400 détenus, qui aux yeux de l’office, sont pour la plupart des accusés d’actes criminels et des condamnés à perpétuité.
Moins de 24h, le ministre de la justice Me Lucmane Delille a informé à travers une note de presse que les critères amenant à la libération de ces prisonniers ont été élaborées de concert avec d’autres institutions des Droits Humains dont l’OPC .

Par conséquent, l’OPC n’a pas tardé à démentir le ministère de la justice et de la sécurité publique dans une lettre responsive publiée ce mardi 30 Juin 2020 , affirmant que l’institution n’a jamais travaillé avec le MJSP sur une quelconque liste de libération.
Selon l’OPC, la liste de 415 prisonniers contient une douzaine de condamnés pour actes de viols, kidnappings et autres.

« Le protecteur du citoyen n’a jamais eu de rencontre ni d’entretien avec le MJSP , Me Lucmane Delille depuis son installation le 5 Mars 2020 » mentionné dans la lettre responsive, portant sa signature .

En outre, selon Me Hedouville, l’OPC est prête à toute collaboration sur les questions liées à la situation des prisonniers.
Le respect de l’article 6 de la loi organique de l’OPC, «Faire respecter les droits des détenus en garde à vue et dans les prisons » énoncé par le protecteur, Me Hedouville .

 

 

MASSON Duckenson

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