Affaire Mitzie Lucas : La firme d’avocats EXPERTUS réagit suite à la sommation des avocats de la clinique médicale CHITAI

Expertus réagit à la sommation du Cabinet Charlemers

Suite à la note de presse de la firme d’avocats Expertus portant à la connaissance du public de l’erreur de traitement du Docteur Harry J. Beauvais de la clinique médicale Chitai au détriment de Mitzie Lucas en 2015, les avocats de la partie adverse n’ont pas tardé à répliquer par une sommation qui sera tout de suite répondue.

Ayant pris connaissance de l’accusation de son client, le docteur Harry J. Beauvais, Mes Carol Charlemers et Micosky Pompilus se sont hâté à lancer une sommation à l’encontre des adversaires de EXPERTUS, firme d’avocats. La mise en demeure exigeait aux avocats de la partie plaignante de communiquer les documents, les rapports d’expertise et les témoignages pouvant justifier les propos que contient la note de presse, sans quoi une plainte sera portée contre eux au conseil de l’ordre des avocats de Port-au-Prince pour faute déontologique et une action en diffamation sera intentée au tribunal correctionnel contre les susdits avocats.

En guise de réponse à ses confrères, représentants du médecin en question, les avocats de EXPERTUS ont envoyé une lettre à Mes Carol Charlemers et à Micosky Pompilus.
Dans cette lettre responsive, Expertus a tiré conclusion et s’offusque des déclarations des avocats qui portaient en partie sur la dégradation du rôle de l’avocat dans cet État de droit démocratique tout en évoquant l’alinéa 18 des principes de base relatif au rôle du barreau qui précise que : « *Les avocats ne doivent pas être assimilés à leurs clients ou à la cause de leurs clients du fait de l’exercice de leurs fonctions*».
Des propos déplacés, des menaces sont les faits signalés par Expertus. D’après eux, les avocats de Beauvais ne font que l’entraver d’avantage puisqu’il sera également poursuivi pour diffamation.

Les avocats de Mitzie ont fini par rappeler aux avocats de la clinique Chitai que pour ce type d’action pénale, à savoir le délit privé de diffamation, comme un cabinet d’avocat n’est pas un cabinet d’instruction, il ne peut en aucun cas demander à ce qu’on communique des pièces.

Pour finir, EXPERTUS envisage, d’une part de saisir le conseil de discipline du barreau de Port-au-Prince contre les avocats Carol CHARLEMERS et Micosky POMPILUS, et d’autre part actionner leur client au correctionnel.

L’affaire est toujours à suivre…

Masson Duckenson

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